Le psychanalysant et son psychanalyste

Du féminin dans l’imaginaire et dans le réel :
l’analysant et son psychanalyste
(Questions psychanalytiques adressées à Socrate)

Nous allons parler du psychanalyste, mais pas sans son psychanalysant. Du psychanalyste et du psychanalysant dans leur rapport au féminin. Nous le ferons, essentiellement, à partir du séminaire Le transfert, de 1960-1961, et de l’étude remarquable que Lacan fait du dialogue platonicien, Le Banquet, de la fin même dudit Banquet, là où il s’agit des rapports qu’entretiennent à cet instant Alcibiade et Socrate.

Lacan, on le sait, fait de Socrate, comme il l’énonce, le « précurseur de l’analyste ». Le précurseur, seulement, si l’on peut dire ainsi, le précurseur, car cela veut dire qu’il l’anticipe, mais il ne l’est pas. Ou pas tout à fait. Lacan hésite, mais finalement n’est pas convaincu que Socrate soit complètement un analyste. Ce qui le fait ainsi hésiter, c’est la réponse finale que Socrate fait à Alcibiade, refusant son amour et lui indiquant Agathon comme étant celui à qui, réellement, finalement, s’adresse « son » désir. Le « son désir » est-il ici un génitif objectif ou un génitif subjectif ? Eh bien, je dirais qu’ici, il s’agit de son désir à lui Alcibiade, mais de son désir à lui aussi Socrate. C’est même « leur » désir à tous ces hommes, tous ces gays réunis là ce soir-là pour Le Banquet.

Selon Lacan, lui-même, le véritable héros du Banquet, n’est pas Socrate, mais bien Alcibiade. Pourquoi ? Parce qu’Alcibiade c’est « l’homme du désir », « parce qu’il est Alcibiade, celui dont les désirs ne connaissent pas de limites, ce champ préférentiel dans lequel il s’engage qui est à proprement parler pour lui le champ de l’amour est quelque chose où il démontre ce que j’appellerai un cas très remarquable d’absence de la crainte de castration – autrement dit le manque total de cette fameuse Ablehnungvder Weiblichkeit. »[1]

Ablehnung der Weiblichkeit, cela pourrait se traduire par récusation de la féminité, voire même, ce que je propose ici, compte tenu du contexte, récusation du féminin. Et voici donc émerger un premier point d’identification du psychanalyste, non pas à Socrate, mais véritablement à Alcibiade. Alcibiade ne craint pas la castration imaginaire, il est déjà dans la castration symbolique, ainsi il ne renonce pas à parler. Alcibiade est ici dans la position du féminin qu’il incarne.

Que lui dit, lui répond, in fine, Socrate ? Comment Socrate répond-il aux avances d’Alcibiade ? Lacan commente le passage ainsi : « Mais ! dit Socrate – et là il convient de prendre les choses comme elles sont dites – détrompe-toi, examine les choses avec plus de soin de façon à ne pas te tromper, ce je n’étant – à proprement parler – rien. »[2]

On peut, dans un premier temps au moins, tout à fait donner raison à Socrate, Socrate en position d’analyste, lorsqu’il refuse à Alcibiade le signe que, comme le dit Lacan, sa « convoitise » attend. Mais là où Socrate n’est plus analyste, pour Lacan – et je dois le dire, pour nous-mêmes, c’est lorsque l’on pense, que l’on croit aussi, qu’Alcibiade est en train de se tromper  – comme le pense aussi, donc, Socrate lui-même -. Alcibiade, « l’homme du désir » ne se trompe pas. Et que donc, par conséquent, il n’y a pas lieu de l’en aviser, ce que fait pourtant Socrate qui chute, à cet instant même, comme supposé analyste. Ne serait-ce pas Alcibiade qui est alors bien plus proche de la position de l’analyste que Socrate ne l’est lui-même… ?

Laissons cette question faire son chemin. Et un chemin qui nous intéresse au plus haut point, car Lacan ne dit-il pas, concernant le discours de celui-ci, qu’ « Alcibiade fait ici à Socrate une scène féminine. » Oui,…vous avez bien entendu, « féminine »[3] ! Le « féminin », comme le désir, se trouveraient au lieu, c’est-à-dire chez, Alcibiade, et non pas chez Socrate !

Lacan insiste : « Alcibiade ne dit pas : « C’est à titre de mon bien ou de mon mal que je veux ceci qui n’est comparable à rien et qui est en toi agalma », mais : « Je le veux parce que je le veux, que ce soit mon bien ou que ce soit mon mal » – c’est justement en cela qu’Alcibiade révèle la fonction centrale de l’objet dans l’articulation du rapport de l’amour, et c’est justement en cela aussi que Socrate se refuse à lui répondre sur ce plan-là lui-même. »[4]

« Je le veux », ou plutôt « je la veux,…parce que je la veux », n’est-ce pas ainsi que s’exprime, en somme, Sidonie Csillag, la Jeune homosexuelle du cas de Freud à propos de la baronne Léonie von Putkamer ? Expression même du désir inconscient, qui, consciemment ne trouve pas à s’expliciter, sinon par des raisons qui virent très vite aux ratiocinations habituelles, cherchant ainsi à justifier ce qui se présente, précisément comme de l’injustifiable, parce que ressortissant d’un autre ordre…

Socrate ne sort pas de sa mission assignée par l’oracle de Delphes. Cette mission consiste en ceci qu’elle lui intime de tout faire pour renvoyer autrui à s’occuper de son âme. C’est ainsi que Socrate se retrouve toujours dans une position de pédagogue très actif, virulent même, pour interpeller autrui, et, ici, Alcibiade, sur le mode d’un « détrompe-toi » !

Lacan entend bien que Socrate souhaite orienter, mettre, Alcibiade, sur le chemin de son bien. Il va alors s’en démarquer ainsi : « Mais est-il même sûr que nous ne devions pas, sur ce « son bien », laisser quelque ambiguïté ? Car après tout, justement ce qui est mis en cause depuis quece dialogue de Platon a retenti, c’est l’identité de cet objet du désir avec « son bien ». Est-ce que « son bien », nous ne devons pas le traduire par le bien tel que Socrate en conçoit, en trace la voie pour  qui le suivent, lui qui apporte dans le monde un discours nouveau ? »

On voit là un Lacan qui, depuis le séminaire sur L’éthique de la psychanalyse, l’année précédente, 1959-1960, est dans un profond refus de tout ce qui pourrait faire de la psychanalyse une sorte de pastorale, même laïque.

L’insistance de Socrate à vouloir, au fond, comment le dire autrement,…à vouloir leurrer Alcibiade, lui disant de se tourner vers Agathon, c’est-à-dire de prendre le bon chemin de la valeur grecque accordée à la beauté, de l’inciter ainsi à des identifications dites supérieures, fait qu’il se leurre lui-même, en tout cas comme « analyste ». Rien n’arrête Alcibiade qui est bien, à cet instant, le seul « homme du désir », je dirais, « l’homme féminin du désir ». Car l’on voit clairement un Alcibiade y aller, comme on dit, sans avoir froid aux yeux. Y aller, y camper même dans cette position du féminin.

Mais, en fait, ils se leurrent tous les deux. Socrate sait son propre vide – ouden ôn -, et c’est parce qu’il sait son vide qu’ « il est destiné à s’y tromper – dit Lacan -, à méconnaître la fonction de l’objet visé constitué par l’agalma ».
Même, aussi modeste soit-il, son savoir sur l’amour l’aveugle. Il faut bien se rendre compte que jusqu’à cet instant, le savoir de Socrate, son savoir sur l’amour, n’entrait pas dans le champ du savoir général. Amour et savoir étaient bien séparés. Là il y entre toutes voiles dehors.

Ce savoir de Socrate sur l’amour, il est exclu de le faire savoir, mais surtout d’en tirer des conséquences interprétatives pour autrui. Quel est ce savoir ?

Alcibiade voit, c’est-à-dire invente en Socrate un silène qui a dans son ventre, qui est détenteur des agalmata. Socrate, lui, est averti de son vide : il n’y a rien en lui, ouden ôn ! Cependant, il ne peut rejeter comme étant sans portée et surtout sans enseignement l’imputation d’Alcibiade : « si, si, il y a, pour moi, en toi, des agalmata ! », lui dit-il en substance. Socrate sait qu’il est vide de ce qu’Alcibiade voit, imagine en lui, ce silène, cette boîte rustique qui enfermerait des joyaux, qu’il a lui, Alcibiade entrevus, et auquel il l’identifie.

Et son savoir, c’est précisément ce qui l’incite à se défausser. Il se sait non porteur des agalmata. L’est-il vraiment ? Pas tout à fait, remarquons-le, à partir du moment où il revendique déjà détenir un savoir sur l’amour, cela c’est du Socrate, et qui ne provient pas de l’illusion d’Alcibiade. Se sachant non porteur, donc, des algamata, il en déduit, à cet instant, face à Alcibiade, qu’il peut décider de le lui faire savoir. C’est une première erreur, et c’est là où il déchoit de sa supposée position d’analyste.

Première erreur : faire savoir son savoir, enseigner, en quelque sorte, c’est-à-dire démontrer. Première erreur qui se redouble d’une seconde qui est, elle, temporelle : que ne laisse-t-il à Alcibiade le soin de se rendre compte par lui-même, à sa vitesse, de son propre vide… ?

Ce faisant Socrate montre qu’il s’insupporte du féminin, si on peut le dire comme cela. Il a, en face de lui, un Alcibiade positionné dans le féminin, incarnant cette position même, avons-nous dit,…et lui, Socrate, qui ne peut faire autrement que ce que font tous les hommes, ou presque, vis-à-vis des femmes qui leur demandent quelque chose, qui leur demandent par exemple d’être aimées, plus précisément d’être désiraimées,…parce qu’elles les aiment, eux, les hommes, et attendent en vain une réponse qui soit un tant soit peu à la hauteur de leur espérance, et qu’elles ne reçoivent, en retour, qu’une réponse de type socratique, c’est-à-dire du côté du savoir. Telle la réponse de Monsieur K. adressée à Dora : « Ma femme n’est rien pour moi ». Sous-entendu, « je sais et je vous dis, à vous une femme, mon savoir qu’elle n’est rien pour moi ». Vous connaissez la suite, immédiate, de cette assertion adressée à cette femme qu’est Dora : elle lui retourne une gifle magistrale, qu’il n’a sans doute, en goujat, point démérité, car il vient à travers cette insulte d’injurier toutes les femmes, dont Dora elle-même, bien sûr. Plus encore, il assassine aux yeux de Dora, ce féminin qui est précisément sa quête incessante autant qu’infructueuse en tant qu’hystérique.

Introduire le féminin dans la question du transfert – ce à quoi, en somme, se résume ici notre apport -, devient une nécessité pour approcher ce qui se passe entre l’analysant et l’analyste. En cette année du séminaire sur Le transfert, Lacan en est à dire que ce séminaire pourrait répondre à la question de savoir comment un sujet en analyse va apprendre ce qui lui manque – soit l’objet a -, en tant qu’aimant. Ce ne sera pas exactement le cas. Ce séminaire de 1960-1961 va, nolens volens, quand même un peu décevoir, mais faire quand même aussi avancer les choses. Il y a déjà cette quasi indistinction entre amour et désir qui, pour le moment, n’arrange rien pour l’avancée du travail. Néanmoins il faut faire, pour le moment, avec là où Lacan se trouve en 1961 sur ce sujet de l’amour de transfert.

Mais alors, me direz-vous, quel doit être l’analyste, le psychanalyste pour répondre au transfert, si l’on y introduit du féminin dans l’affaire, et…où ?

Vous l’aurez compris, l’ultime réponse de Socrate à Alcibiade : « va voir Agathon, car c’est lui, en vrai (comme disent les enfants), que tu désiraimes », c’est-à-dire « va à la beauté qui t’attend, car c’est elle qui est bonne pour ton âme »,…est une réponse qui, premièrement est une défausse de Socrate, deuxièmement un leurre destiné à Alcibiade qui permet en même temps que Socrate se leurre lui-même, et, enfin, troisièmement, ne peut-être, en aucun cas le modèle de la réponse du psychanalyste au psychanalysant.

Néanmoins, avec l’introduction, cette année-là, de l’objet petit a comme agalma, objet qui manque au sujet et qu’il voit et envie chez l’autre, – pour quoi ? pour être heureux ? pour être comblé ? pour être Un ? – qui n’est cependant pas encore l’objet a, réinventé, de janvier 1963, lequel deviendra un objet qui n’est plus un objet de désir vers lequel le sujet se dirige, mais un objet qui cause le désir – et avec l’invention de grand phi, du phallus symbolique, Ф, c’est-à-dire le signifiant manquant, se précisent et se déterminent quelques balises de l’amour de transfert.

1) Il n’est pas contestable que, tel Alcibiade avec Socrate, le psychanalysant situe les agalmata, qui sont en jeu dans son analyse, chez son psychanalyste, dans le ventre de celui-ci. C’est bien sûr une métaphore. On peut préciser qu’il s’agit d’un savoir, symboliquement phallicisé, mais transmué en agalmata. Cela place le psychanalysant en position du féminin, c’est-à-dire ici, dans l’espoir d’obtenir, d’avoir, de recueillir, voire d’arracher ces agalmata. D’un féminin, donc, vous l’aurez noté, sur son versant, dans sa dimension imaginaire.

2) Il n’est pas moins contestable que, tel Socrate avec Alcibiade, le psychanalyste est invité à ne livrer à l’analysant aucun signe de cette présence en lui des agalmata supposés. Mais non pas de lui dire son savoir de cette absence comme le fait Socrate. Cette abstention est un refus actif. Il peut se réaliser grâce au grand phi que Lacan vient d’introduire, le phallus symbolique, Ф et auquel l’analyste va se laisser identifier.

« qu’en quelque manière nous puissions pour un temps représenter non point l’objet comme on le croit […], non point l’objet que vise le désir mais le signifiant. C’est à la fois bien moins mais aussi bien plus de penser qu’il faut que nous tenions cette place vide où est appelé ce signifiant qui ne peut être qu’à annuler tous les autres, ce Ф (grand phi) dont j’essaie, pour vous, de montrer la position, la condition centrale dans notre expérience. »[5]

Mais là où nous ne pouvons pas suivre l’acte de Socrate, c’est quand celui-ci, sorte, pour nous de leçon, également, mais négative en quelque façon, renvoie Alcibiade à Agathon. Nous sommes, nous, analystes, priés de ne pas emprunter une telle voie.

Pourquoi ? Parce que le mouvement de l’analyse fait de l’analyste un quelqu’un qui va déchoir. Un n’importe qui. Sa dé-chéance, est une déchéance de position. L’analyste est appelé à déchoir de grand A en petit a. Telle est sa nécessaire et logique destinée analytique.
Socrate, en renvoyant Alcibiade à Agathon se dispense, lui, d’avoir à déchoir, de laisser le temps qu’il faudrait à Alcibiade, pour enfin déchoir de là où celui-ci le place et dé-couvrir vraiment, réellement aussi, ce qui le tient, lui, Alcibiade, à Socrate. En ne lui laissant pas d’autre choix que de se tourner vers Agathon, Socrate ne lui offre pas d’autre avenir que de réitérer sa quête auprès de celui-ci, Agathon. Ainsi Alcibiade n’a aucune chance de savoir pourquoi c’est à Socrate qu’il demandait d’obtenir de lui cet amour… qu’on n’obtient pas ! Ce faisant, Socrate épargne à Alcibiade l’accès à ce point à partir duquel il aurait pu avoir affaire à« l’émergence de la réalité du désir comme tel », comme s’exprime Lacan.

Enfin, si l’onécarte ce « court-circuit »[6] comme le nomme Lacan à propos de cet acte de Socrate, le renvoi à Agathon, c’est-à-dire un billet pour la répétition qu’on peut imaginer sans fin, l’analyse n’aurait-elle pas d’autre voie à proposer que la voie sadienne, pour permettre à l’analysant d’accéder à son désir, comme désir de l’Autre, celle d’éventrer cet Autre pour lui ravir ses prétendues agalmata, qui lui manqueraient tant, à lui, l’analysant, et dont il serait privé depuis si longtemps. Depuis toujours ?

Peut-être y a-t-il encore une autre voie que Lacan énonce tout de suite après : « […] il faut savoir remplir sa place en tant que le sujet doit pouvoir y repérer le signifiant manquant. Et donc par une antinomie, par un paradoxe qui est celui de notre fonction, c’est à la place même où nous sommes supposés savoir que nous sommes appelés à être et à n’être rien de plus, rien d’autre que la présence réelle et justement en tant qu’elle est inconsciente. Au dernier terme, je dis au dernier terme bien sûr, à l’horizon de ce qu’est notre fonction dans l’analyse, nous sommes là en tant que ça, ça justement qui se tait et qui se tait en ce qu’il manque à être. »[7]

Que cela veut-il dire ? Ceci : là où un analysant s’en remet à un savoir supposé, chez lui, son analyste, l’analyste va répondre par son manque à être.

Mais, on pourrait faire remarquer à cet endroit que l’analyste donnerait ainsi à l’analysant ce qu’il n’a pas ? Ce qui serait exactement la même chose de dire qu’il aime l’analysant au sens où aimer serait donner ce que l’on n’a pas ?

Finement Lacan escamote sa réponse. Il est trop tôt, à cette époque du séminaire Le transfert, 1960-1961, pour répondre plus avant.

Ce n’est pas d’un « centre d’amour » que part, comme il le remarque lui-même, le message socratique. Socrate enseigne, « pédagogise » Alcibiade, s’occupe de son âme…Ce faisant, Socrate refuse l’échange. Il ne répond pas à la séduction désirante d’Alcibiade, il ne répond pas au féminin qui émane de celui-ci par un autre féminin, le sien. Il s’y refuse. Il n’y a pas échange. Socrate reste un donneur de leçons impavide. Impavide, il reste analyste, donneur de leçons, il sort de la position analytique.

Socrate, portraituré en analyste, n’aurait-il pas pu retrouver et assumer en lui « son » féminin, sur un autre registre que celui sur lequel fait fond Alcibiade et que nous avons nommé plus haut imaginaire ?

Socrate aurait été analyste jusqu’au bout s’il s’était autorisé à considérer son action comme un don, – laissant Alcibiade rencontrer son féminin à lui, Socrate, mais un féminin dans le registre du réel, – l’ouden ôn dont il est question plus haut dans son propre discours -. En s’abstenant donc de le renvoyer à Agathon, en lui laissant « son » temps, pour son analysant d’Alcibiade, de mettre à nu son manque à être à lui, Socrate, à l’analyste Socrate, devenu ainsi « son » analyste.

C’eût été un don sans retour du féminin, dans le réel, qui aurait répondu à une insistance répétitive et séductrice du féminin, dans l’imaginaire. Pas un échange, mais un croisement. Comme on dit : « vous avez rencontré untel ? Non, je n’ai fait que le croiser ! » Le féminin, je dirai, ici, y trouve enfin, dans la rencontre analytique, comme une allure de croisière.


[1] Jacques Lacan, Le transfert… [1960-1961], Livre VIII, séance du 8 février 1961, Eds du Seuil, mars 1991 – juin 2001, p.192.
[2] Idem, ibidem, p189.
[3] Ibid., p.192.
[4] Ibid., p.191-192. Ici, version Stécriture.
[5] J.Lacan, Le transfert…, séance du 3 mai 1961.
[6] Ibid., séance du 12 avril 1961.
[7] Ibid., séance du 3 mai 1961.

À propos de Jean-Michel

Pratique la psychanalyse, à Paris, depuis fin 1976. Ancien Chercheur au CNRS Ancien Maître de Conférences des Universités Psychanalyste Attaché à l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris)
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