Nouvelle publication de J-M Louka: Féminin pluri-elle

Féminin pluri-elle, e-book, Editions Psychasoc: Livres-numeriques, février 2012.

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Les violences faites aux femmes

LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
place et fonction d’un psychanalyste

« Au milieu du chemin de notre vie je me retrouvai par une forêt obscure car la voie droite était perdue. »
Premier vers de L’Enfer, de la Divine Comédie de Dante
Trad. Jaqueline Risset. Illustré par Sandro Botticelli.
La petite collection, Diane de Selliers Editeur, 2008.

La forêt obscure, c’est, pour Dante, les vices et l’erreur.

Ainsi, pourrai-je dire, d’entrée de jeu, que toute femme qui a subi des violences a été, dans le même temps, entraînée malgré elle dans la forêt obscure. Sauf, que seule, désarmée, elle ne s’en sort plus ! Sa voie droite s’est perdue…

Je le dis tout net : aucune raison ne s’oppose à ce qu’un psychanalyste accueille, écoute, entende et interprète ces violences faites à une femme (une femme, une par une) qui décide de s’adresser à lui.

Mais, de ces violences, qu’en espérer ? Plusieurs destins. De femmes. Dépression, alcoolisme, mort, prostitution, en sont quelques effet parmi bien d’autres… Folie, frigidité et horreur phobique du sexe, pathologies gynécologiques graves, dont divers cancers et cette maladie particulière qu’est l’endométriose, comme des maladies auto-immunes (lupus, maladie de Crohn, pathologies rhumatismales) désespoir, détresse insondable, suicide, anorexie, boulimie, obésité, scarification, bouffée délirante, en sont d’autres… Continuer la lecture

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Mon manifeste… « Oui, j’ai fait une psychanalyse »

«Oui, j’ai fait une psychanalyse».

Je ne me savais pas nécessairement devenir psychanalyste, mais j’ai eu besoin de faire ma psychanalyse, parce que  j’avais des soucis, des impasses. Il se trouve que par ce moyen, je ne dirais pas que tous mes  problèmes se soient définitivement résolus, mais que j’ai pu progressivement percevoir le monde d’une autre façon.

A tous les gens ouverts, intéressés par ce qu’on appelle communément « la vie », par les enfants, par les vieillards, par les fous, par tous les exclus – nous sommes dans une société qui exclut les étrangers, qui exclut les symptômes, qui exclut les vieux, qui exclut les femmes, et cela ne cesse pas, mais s’accentue chaque jour un peu plus –, acceptez de dire : « Oui, j’ai fait une analyse», acceptez d’avoir le courage de le révéler et de dire quelque chose comme: «  je me sentais exclu de la vie et, au fil de mon analyse, je suis revenu avec les autres ;  et j’ai envie de témoigner que j’ai pu revenir pour m’inscrire au sein de cette «communauté inavouable» ou dispersée que sont les psychanalysants » (comme l’appelle justement le psychanalyste Jacques Nassif).

J’ai le désir de m’ouvrir aux questions humaines fondamentales, et c’est la psychanalyse qui m’a donné cette envie de revenir vers les autres. De leur faire éprouver l’importance cruciale aujourd’hui qu’il y a à repenser. Repenser les problèmes humains, repenser l’amour, repenser le désir, repenser le couple, repenser la famille, repenser l’éducation, repenser la situation qu’on occupe dans les générations, repenser notre rapport à la technique qui nous hante et la science qui nous fascine et la religion qui nous capte…

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De l’origine de GYNEPSY

GYNEPSY,…je l’ai créé en 2003.

J’étais, depuis plusieurs années, le psychanalyste « Attaché au service » de Chirurgie gynécologique et sénologique de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, lorsque son Chef de service partit à la retraite. Ne voyant pas une suite possible à mon travail avec le nouveau Chef de service, je me suis également retiré.

J’avais assisté à beaucoup de choses concernant les femmes, cancers du sein, cancers du col et du corps de l’utérus, chirurgie mutilante, reconstruction mammaire par la chirurgie réparatrice et esthétique, IVG de toutes jeunes filles perdues dans leur malheur… Je m’étais alors promis de, comme l’on dit, « faire quelque chose » pour toutes ces femmes, jeunes ou moins jeunes, malmenées par la vie, la maladie, la violence des traitements, la violence morale aussi, ou psychologique, dans l’annonce, parfois sans ménagements, des diagnostics graves.

Libéré de toute obligation de réserve, j’ai alors fondé « GYNEPSY » dans ce but: accueillir, écouter et orienter toute femme en souffrance psychique.

 

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GYNEPSY pour « une » femme, puis une femme, puis une femme…

Gynépsy pour "un" femmeGYNEPSY pour « une » femme
http://www.gynepsy.sitew.com

Gynépsy, c’est avant tout une idée. Une idée forte et innovante, originale, qui consiste, en réseau, à faire collaborer quelques médecins avec quelques psychanalystes afin d’accueillir, écouter, entendre et orienter, si nécesaire, toute femme en souffrance psychique…

GYNEPSY, association loi 1901, peut être contacté directement au 01 42 16 85 83 ou  06 81 25 48 56, ou encore par e-mail gynepsylouka@gmail.com. Siège social et courrier postal : 74, rue Dunois 75013 PARIS.

C’est moi, Jean-Michel LOUKA, psychanalyste, qui accueille la personne au téléphone en première intention. Il est également possible de prendre rendez-vous pour un entretien au siège de GYNEPSY. Cet acte est non-payant. Aucun honoraire n’est demandé. La personne est acueillie, attentivement écoutée et orientée si nécessaire, et si elle le souhaite, à son « bon entendeur », médecin, professionnel de santé, services hospitaliers publics ou/et psychanalyste qui traitent, avec elle de sa question, de ses symptômes, d’une manière appropriée.

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Sortir de l’humeur saturnienne

Vous souhaitez sortir de l’humeur saturnienne qui vous affecte ? Vous êtes triste, las(se), abattu(e), découragé(e), désespéré(e), affligé(e), sombre, morose, morne, accablé(e), chagrin(e), mélancolique, éploré(e), maussade, cafardeux(se),… venez lire mon dernier livre, il vient de paraître !

« … pas sans Lacan, Dix questions de clinique psychanalytique » est son titre, 110 pages (seulement), aux Editions Lambert-Lucas (de Limoges), 10€.

En écrivant ce court ouvrage, mon intention était de permettre à un assez large public un peu cultivé de saisir les enjeux théoriques et pratiques de la psychanalyse d’aujourd’hui, à travers le témoignage d’un praticien de la psychanalyse qui a vécu trente-cinq ans de l’histoire contemporaine de la psychanalyse française, observée de Paris, a traversé plusieurs institutions et rencontré plusieurs milliers de patients et analysants, aussi bien dans son cabinet privé, qu’à l’hôpital public.

Ce témoignage vise à servir une certaine forme de transmission de la psychanalyse au moyen de dix courts chapitres de clinique psychanalytique. Ecrit pour des lecteurs qui souhaitent que cette longue aventure de la psychanalyse contre la barbarie et pour les Lumières, qui perdure depuis plus d’un siècle aujourd’hui, ne reste pas lettre morte. Car il faut quand même savoir – ce qui court à travers tout le texte – que la psychanalyse est mortelle et pourrait bien disparaître sans que beaucoup s’en aperçoivent, mais avec en plus quelques-uns qui obscurément s’en réjouiraient.

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Le psychanalysant et son psychanalyste

Du féminin dans l’imaginaire et dans le réel :
l’analysant et son psychanalyste
(Questions psychanalytiques adressées à Socrate)

Nous allons parler du psychanalyste, mais pas sans son psychanalysant. Du psychanalyste et du psychanalysant dans leur rapport au féminin. Nous le ferons, essentiellement, à partir du séminaire Le transfert, de 1960-1961, et de l’étude remarquable que Lacan fait du dialogue platonicien, Le Banquet, de la fin même dudit Banquet, là où il s’agit des rapports qu’entretiennent à cet instant Alcibiade et Socrate. Continuer la lecture

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… PAS SANS LACAN

Le 9 septembre prochain, cela fera trente ans que Jacques Lacan est mort.
J’annonce la sortie de mon ouvrage intitulé « … PAS SANS LACAN, Dix questions de clinique psychanalytique », à paraître aux éditions LAMBERT-LUCAS de Limoges, fin août, début septembre 2011, 110 pages, 10€.

Au fil de mes trente-cinq années de pratique de ce qu’on appelle communément la clinique psychanalytique, depuis que Freud a inventé cette nouvelle discipline qui a pour nom « la psychanalyse », je me dois de constater que j’ai travaillé… pas sans Lacan (que l’on peut écrire aussi passant Lacan) – et que je travaille toujours, pour autant que ce que je fais puisse s’appeler un « travail », une praxis plutôt, oui,  - c’était d’ailleurs le mot de Jacques Lacan [1901-1981] pour cette étrange activité -, un « travail », je ne sais vraiment

Les dix questions de clinique psychanalytique que je livre, dans ce nouvel ouvrage, sous la forme de dix courts chapitres, auront-elles l’impact qu’elles eurent sur moi-même lors de toutes ces années d’un « psychanalyser »,… pas sans l’enseignement reçu d’un Jacques Lacan du temps de son vivant ? Elles contribueront en tout cas, et au mieux, à témoigner de ce qu’un psychanalyste, bouillonnant avec son psychanalysant dans le chaudron de l’amour de transfert[1], est au service des pulsions de vie et non de la pulsion de mort, de la question du sujet, du désir, de l’inconscient et du sexe. Ce qui s’appelle, mais qu’après-coup, avoir fait une/sa psychanalyse.


[1] Jean-Michel LOUKA, De la notion au concept de transfert de Freud à Lacan, L’Harmattan, collection « Psychanalyse et civilisations », 2008, 229 p. Voir mon site : http://www.louka.eu

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Du transfert, des femmes et de l’alcool (Conférence)

« Du transfert, des femmes et de l’alcool »
par Jean-Michel LOUKA, psychanalyste, Paris
Une conférence à Sainte-Anne, samedi 2 juillet prochain.

Lacan nous disait que la psychanalyse avait inventé autre chose, à propos
de ce que l’on fait habituellement des pulsions vis-à-vis de son prochain dans
le monde humain : « baiser l’autre, bouffer l’autre, tuer l’autre ! » C’est
comme cela qu’il s’exprimait.

On verra, ce samedi matin 2 juillet prochain, si j’ai su ou pu en dire, voire en faire autre chose, et du transfert et des femmes buveuses et de l ‘alcool d’ycelles…

Séminaire « Psychothérapies, Psychanalyse et
Addictions » du Dr. Claude ORSEL
Séance du Samedi 2 Juillet 2011 à 9h30
Au Centre Hospitalier Ste Anne, 1 Rue Cabanis,75014
Pavillon Pierre Janet
Salle de réunion du Service du Dr Xavier Laqueille
(Addictologie).

N.B. : Voir le texte de la conférence sur le site.

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L’a-réelisation du transfert

L’a- réelisation du transfert

En énonçant : « Il n’y a pas de rapport sexuel », Lacan vise l’existence, dans le sexuel, d’un insatisfaction structurale. Celle-ci est un trou, à ne se limiter que d’un jouissance de bords. En conséquence de quoi, la sexualité ne peut être que « trou-matique ». Il y a, en effet, un trou au niveau de ce qui ferait rapport sexuel. Quelque chose cloche en rapport avec le sexuel. Le symptôme en est le signe. Et le « sinthome » précise qu’il s’agit de l’impossible d’établir un rapport sexuel entre l’homme et la femme. Le sinthome, c’est alors ce qui vient dire le réel du symptôme.

Le réel, c’est donc bien l’impossible savoir du rapport sexuel. Or, l’histoire de la théorisation de la question du transfert fait apparaître trois dimensions audit transfert : 1) le transfert en tant qu’imaginaire (celui de Freud : transfert d’une imago vers une autre ; la répétition dans la réédition en somme) ; 2) le transfert en tant que symbolique (celui du Lacan du primat du symbolique des années 1950 : parler c’est faire exister le grand Autre ; et le sujet supposé savoir à partir de 1967, figure privilégiée du grand Autre) ; enfin, 3) le transfert en tant que réel (celui du Lacan du « il n’y a pas de rapport sexuel »).

Au terme d’une analyse, le sujet supposé savoir est rencontré par l’analysant quand l’analyste… le devient, c’est-à-dire au moment où le sujet supposé savoir est « éliminé », où il « chute ». L’analyste, alors, aura été le sujet supposé savoir, quand sa fonction se réduit à celle de l’objet petit a, ce déchet, ce résidu du savoir. Se répartissent alors les deux termes du fantasme : S barré côté analysant, petit a côté analyste.

Cependant, l’analysé ne devient pas « tout-sujet ». Il est divisé, S barré, il est « pas-tout ». Mais il n’est pas-sans cet objet a, rejeté à la place préparée par la présence du psychanalyste, afin qu’il se situe dans cette relation de cause de sa division de sujet. Ainsi, toute la vérité du symptôme n’est pas devenue savoir. Il y a un reste qui s’appelle l’objet petit a. Car le savoir obtenu, arraché au réel (R), est une « réalisation signifiante (S) accointée à une révélation du fantasme (I) » (20 mai 1968).

Soit, très précisément : R, S, I.

C’est le nouage RSI du transfert, l’hérésie du nœud du transfert, qui nous semble in fine, à l’expérience, ne pas être suffisamment réelisé dans le non-aboutissement de certaines cures, ou cursus, que l’on peut observer aujourd’hui. La dimension réelle du transfert, insuffisamment prise en compte, c’est alors ce qui, selon l’adage lacanien, forclose du symbolique de la cure par la parole, réapparaît dans le réel institutionnel de la vie des groupes analytiques… La jouissance, notable, en est le signe pathognomonique. Ah !, jouissance, quand tu nous tient… ! La jouissance, pas le désir, malheureusement : retour à la case départ.

Lacan disait que les analystes n’avaient même pas été foutu d’inventer une nouvelle perversion. Après tout, il n’est rien de moins sûr… !

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