Jean-Michel Louka

psychanalyste

74 rue Dunois
75013 PARIS

Sur rendez-vous :
06 81 25 48 56

01 42 16 85 83


  • Psychanalyste depuis fin 1976
    - Fait partie de la cinquième génération des freudiens, et de la deuxième génération des lacaniens. Formé à l’Ecole de Lacan, à son Séminaire et ayant été l’élève de Serge Leclaire, analyste principal et contrôleur. Plus de quinze ans d’analyse personnelle.
    – Contrôleur (Superviseur), depuis 1996.
    – A tenu un Séminaire public de psychanalyse plus de vingt ans à Paris.
    – Déclaré membre de l’Ecole Freudienne de Paris (1977-1980 [dissolution de l'EFP] ).
    – Ancien membre de plusieurs associations ou écoles lacaniennes, après la dissolution de l’EFP par Lacan le 5 janvier 1980.
    – Fondateur et Président de l’association  » Gynépsy  » depuis 2003, qui a pour but :  » Accueillir, écouter et orienter toute femme en souffrance psychique « .
    – Membre du séminaire d’Alcoologie et d’Addictologie du Dr. Claude Orsel « Transfert, psychanalyse et psychothérapies » qui se tient dans le service d’Addictologie de l’hôpital Sainte-Anne (Dr. Xavier Laqueille) (2011-2018).
  • Etudes et titres
    - Université de Paris : Faculté de Médecine, Faculté de Sciences Humaines

    – Docteur ès Sciences Humaines, de l’Université de Paris, (Thèse de Doctorat en Socio-Anthropologie de la Médecine, de la Psychiatrie, de la Psychanalyse et de la Santé sur  » La Dépendance « , 1980, mention Très Bien, Félicitations du Jury.
    – Ancien Maître de Conférences des Universités en Sociologie et Anthropologie de la Médecine et de la Santé, de la Psychiatrie et de la Psychanalyse (1992-1996).
    – Ancien Chercheur au CNRS (Unité de Recherches du CNRS  » Santé et Société  » du Centre d’Études Sociologiques du CNRS, 1978-1999, plus de 80 publications sur le domaine de la médecine, des médecins, des psychiatres et de la santé (violences faites au femmes, alcoolisme féminin et toxicomanies).
  • Activités thérapeutiques
    - Création de plusieurs Consultations expérimentales de psychanalyste à l’hôpital, de 1980 à 2013 : Hôpital de Rambouillet, puis, à l’AP-HP : Rothschild, Saint-Louis, et la Pitié-Salpêtrière (Médecine Générale, Consultation de la Douleur, Service de Rhumatologie et Service de Chirurgie Gynécologique et Sénologique. Durant cette même période : Psychanalyste superviseur des équipes de Soins palliatifs de Paul Brousse et de la Pitié-Salpêtrière, et aussi de l’Institut Curie de Paris.
    – Dans plusieurs associations loi 1901 ou mouvements
    – Ancien  » leader « , superviseur (durant plusieurs années) de groupes Balint, membre de la Société Médicale Balint.
    – Psychanalyste Attaché au Service de Rhumatologie et à l’Unité-Consultation pluridisciplinaire d’Evaluation et de Traitement de la Douleur (1996-2018), du Pr. Bruno Fautrel, Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière, AP-HP, 1996-2018.
  • Auteur de six ouvrages de psychanalyse (Cf. la Bibliographie)

 

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Attention !

La psychanalyse est une avancée de la civilisation sur la barbarie.
Voudrait-on le retour de celle-ci que l’on ne s’y prendrait pas, en ce moment, autrement… !
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Perdre

On a longtemps parlé de la « liquidation » du transfert. On en parle aujourd’hui plus en terme de « résolution », voire d’« effectuation », … rarement en terme de « perte », pourtant…

Qu’est-ce que perdre ? Un exemple clinque l’explicitera au mieux.

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Lacan belongs to Psychoanalysis

LACAN APPARTIENT A LA PSYCHANALYSE

À une amie new-yorkaise, qui m’intrerrogeait sur Lacan, en commençant sa phrase par If Marilyn Monroe belongs to Daddy…, je m’entendis, ipso facto, lui répondre : … Jacques Lacan belongs to Psychoanalysis.

Si Marylyn Monroe appartient à Daddy, la mémorable conférence de Jacques Lacan au Collège de Médecine, le 2 février 1966, situe l’appartenance de celui-ci clairement du côté de la psychanalyse et certainement pas du côté de la médecine, comme certains auraient voulu l’espérer et le croire ce jour-là, et comme on va le découvrir.

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POUR LA PSYCHANALYSE

Voici, ci-dessous, ma vision des choses pour un projet. Elle repose sur quelques principes, dont ci-après une première ébauche.

1. Il ne s’agit pas de se servir de la psychanalyse, mais il s’agit plutôt de la servir.

2. Il s’agit de la défense et de l’illustration de la psychanalyse  – cette praxis originale inventée par Freud -, parce qu’elle est sérieusement menacée d’assasinat et d’extinction. Et, je l’ai dit et écrit, la psychanalyse est une discipline mortelle !

3. C’est le signifiant “psychanalyse” qui est à défendre et à illustrer. Pas les noms propres de Freud ou de Lacan ou de quelques autres. Ces noms, et leurs oeuvres, doivent prendre leur juste place dans l’histoire du mouvement psychanalytique qui continue.

4. Le monde a changé et depuis la disparition de Freud (Londres, 1939), et depuis celle de Lacan (Paris, 1981). Tous les grands noms qui ont marqué l’histoire de notre discipline s’en sont allés. Les derniers grands élèves de Lacan, pour nous français, sont en voie d’extinction. Ils disparaissent les uns après les autres. En reste-t-il même encore dix à ce jour ?

5. La société française, parmi les sociétés occidentales, est en pleine mutation. La psychanalyse ne s’y pratique plus comme il y a quarante ans, je puis en témoigner. Les pures demandes d’analyse se sont progressivement raréfiées. Les plus jeunes d’entre nous souffrent ainsi d’un manque criant de clientèle pour s’installer, mais ce fait doit être tu dans les sociétés,…Chut ! Pourquoi ne pas dire que le Roi est nu ?

6. La psychanalyse est, en France, critiquée, attaquée de toutes parts, combattue, voire interdite (Cf. dans le domaine de l’autisme), tout cela avec le consentement aveugle et veule des pouvoirs publics trop facilement conquis par les psychothérapeutes et leurs cinq cents techniques de psychotherapies. Qui a connu Freud vivant ? Personne, bien sûr. Qui a connu Lacan vivant… ? Quelques-uns encore qui se retrouvent en charge aujourd’hui de ce que l’on appelle l’enseignement, la formation, en un mot la transmission.

7. Les plus jeunes d’entre nous n’ont plus alors qu’un rapport livresque aux textes de Freud, Ferenczi, Abraham, Ana Freud, Mélanie Klein, Donald Winnicott et Lacan. Et le danger serait de laisser l’Université former en théorie les esprits des plus jeunes sous le contrôle de l’Etat, puisqu’en pratique elle ne le peut.

8. Tous les modèles d’institution pour la psychanalyse ont été, depuis belle lurette, tentés, essayés, proposés/imposés, expérimentés. Tous ont échoué, il faut quand même le dire, au bout de quelques mois ou de quelques années : le modèle de l’Eglise (I.P.A.), le modèle de l’Armée (E.C.F.), le modèle de l’école antique de philosophie (celui dont se réclamait Lacan à la fondation de son école, en 1964, l’E.F.P.).

9. Je pense qu’il faut, aujourd’hui, être modeste, humble. Ce qui n’empêche nullement d’être rigoureux.

10. Aucun analyste à venir ne pourra socialement et psychanalytiquement rester isolé, sans attache institutionnelle a minima. Les pouvoirs publics et les autres professionnels du champ psychique (psychiatres, psychologues, psychothérapeutes), comme le public, ne supporteront plus, à l’avenir, cette solitude socio-professionnelle du psychanalyste rabattue sur un supposé charlatanisme incontrôlé. Du point de vue de ce praticien appelé “psychanalyste”, il serait encore plus dangereux de “se croire être” psychanalyste, seul dans son coin. La psychose et/ou la perversion le rattraperaient bien vite pour l’habiter à son insu.

11. Nous, les psychanalystes d’aujourd’hui, nous ne voulons plus être pris en 2017 dans les déviations et les compromissions qui affectent notre pratique et notre présence au monde au contact de la psychiatrie biologique et comportementaliste, de la psychologie et des psychothérapies. Notre pratique s’y trouve déconsidérée, y dégradant son emploi et amortissant d’autant son progrès. Nous voulons sonner la sonnette d’alarme et restaurer le soc tranchant de la vérité.

12. Car c’est ainsi, c’est bien la vérité, oui la vérité, que vise la psychanalyse. La vérité du sujet, celle de son désir, d’un sujet divisé entre vérité et savoir.

13. Si l’ambition nous habitait  – et pourquoi ne nous habiterait-elle pas ? -, nous pourrions parler en utilisant des gros mots : Relance, renouveau, voire renaissance ou reconquête de la psychanalyse en ce pays, la France, et du devoir qui lui incombe en ce monde. Voilà quels seraient les maîtres-mots.

14. Je suis pour une association loi 1901, simple, claire, basique, ouverte, avec une seule catégorie de membres. Que cette association porte un jour une école, ou non, est déjà une autre question, insoluble au jour d’aujourd’hui.

15. Ce qui veut dire, dans mon esprit, qu’il faut revenir en-deçà de ce qu’entraîne, ipso facto, la notion lacanienne d’école : cartel et passe. Pour aller, un jour, au-delà, le fameux jenseits de Freud.

16. Une association, faisant collectif, institution de rattachement, port d’attache, “home”, havre, base de ressourcement mais aussi d’actions, cercle d’échanges de pairs, club,… pourquoi pas !

17. Le tout dans ce que Lacan avait nommé transfert(s) de travail, et j’ajouterai, un profond respect des différences.

18. Les noms qui me conviendraient sont : “Le réveil de la psychanalyse”, ou “Pour la psychanalyse”, ou encore “La psychanalyse”… C’est le signifiant “psychanalyse” qui importe aujourd’hui, pas les noms propres, fussent-ils historiques. La psychanalyse est devenue une discipline commune… !

Telle est ma conception à ce jour !

***

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DEMAIN LA PSYCHANALYSE

JEAN-MICHEL LOUKA

Pas de psychanalyse sans psychanalystes en exercice. Pas de psychanalyste sans la psychanalyse, comme théorie et pratique vivantes à questionner, inventer.

Le terme de psychanalyste est devenu aujourd’hui, un mot tabou ! Et d’autant plus tabou qu’il n’est pas précédé de l’expression par ailleurs. Vous pourrez entendre un : je suis psychiatre et, par ailleurs, psychanalyste, ou bien, je suis psychologue clinicien et, par ailleurs, psychanalyste… mais jamais : je suis un psychanalyste. Si vous le dites, – et je le dis -, l’on vous rétorquera immédiatement, faites-en l’expérience : psychanalyste, ça ne veut rien dire, ça n’existe pas. En fait, dites-moi, vous êtes psychiatre ou psychologue ?

Je suis un psychanalyste français, ce qui veut dire que ma langue, que l’on appelle maternelle, est le français. Continuer la lecture

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L’urgence psychanalytique à Paris

Existe-t-il une urgence psychanalytique ?
Je veux dire, une urgence spécifiquement psychanalytique ?
Une urgence qui ne soit ni médicale, ni psychiatrique, ni psychologique ou psychothérapique, mais une urgence, réellement, psychanalytique ?

Après quarante ans d’expérience de la pratique analytique à Paris, nous répondrons que oui,… et qu’elle concerne de plein droit le psychanalyste, sa fonction, son accueil dans l’urgence, son écoute spécifique, son interprétation.

Mais, elle se doit d’être ponctuelle et destinée à la communauté des analysants qu’elle
concerne au premier chef. Les analysants anciens, actuels ou même futurs, pour qui la psychanalyse est une expérience qui compte, pour qui, pour l’avoir éprouvé ou l’éprouver encore, elle représente un appui, parfois vital, et un gage de sérieux.

Mais ponctuelle, disons-nous, car l’urgence, par définition passe, et qu’ensuite il ne saurait s’agir d’urgence. Il y a un moment de l’urgence. Et il y a donc un après de l’urgence qui nécessite une orientation vers un psychanalyste ou un retour, un renvoi à l’analyste en titre, en fonction transférentielle, celui d’avant l’urgence et qui n’a pas pu, pour des raisons diverses, être à cette place d’assurer l’urgence pour son analysant, mais qui reste l’analyste du sujet. Mais encore, possiblement, et par nécessité, une orientation vers les urgences purement médicales ou médico-psychiatriques.

Ainsi, j’ouvre la première consultation d’urgence psychanalytique à Paris en cabinet libéral, sur rendez-vous (sous 24h. à 48h.).

On me téléphone au 06 81 25 48 56

Jean-Michel LOUKA
psychanalyste, Paris 13

 

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Jouissance versus désir

A ne pas se préoccuper plus que ça de son désir, à être au contraire fasciné par le son des sirènes les plus branchées, incroyablement « tendance », qui lui susurrent quotidiennement dans le cornet ou l’époustouflent de paillettes jetées droit dans ses mirettes, et ce à tous les coins de rues : « jouis », « jouis », « jouis mon petit, ma petite, jouis sans t’arrêter, et surtout ne te retourne pas », l’humain de l’Homme prend le risque de se dissoudre dans un re-naturalisation artéfactuelle de la culture où l’objet du besoin, seul admis au temple de la jouissance, aura remplacé l’objet du désir, relégué, lui, au magasin des accessoires pour handicapés de la glande… Continuer la lecture

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Des « femmalcool »

Après bientôt quarante ans d’expérience clinique de ce qu’il est convenu d’appeler « l’alcoolisme féminin », je nomme « femmalcool » certaines femmes qui ont maille à partir avec l’alcool – pas toutes donc -, et pour lesquelles la rencontre avec l’alcool révèle et les précipite dans le même mouvement dans la fracture qui existe, pour elles, entre la féminité et le féminin.

Ces « femmalcool » expliquent et font entendre, à qui les écoute, que si la féminité est de l’ordre du phallique, du fantasme masculin, de l’imaginaire auxquels elles ont parfois longtemps cherché à s’identifier en y participant, voire en en étant elles-mêmes animées, l’échec de cette féminité, de construction culturelle, et la rencontre avec l’alcool ont mis douloureusement en évidence une autre part, plus énigmatique, d’elles-mêmes, plutôt du côté du corps, du réel, du non-phallique. Une autre part qui s’avère à peu près insupportable en tant que telle et qui se trouve « tamponnée » par la prise itérative d’alcool, tout en restant quasiment indicible.

Dire cette part les engage à une psychanalyse, quelquefois couronnée de succès, car pouvant se boucler par une ouverture sur ce dire de l’indicible féminin.

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Théorie de la clinique

Remarques pour une théorie de la clinique.

La théorie de la clinique lacanienne pas sans la théorie de la clinique freudienne

Depuis la dissolution de l’Ecole freudienne de Paris en 1980, et la disparition de Lacan l’année suivante, un certain nombre d’écrits reviennent régulièrement pour soutenir cette possibilité. La lecture d’un certain nombre d’articles laisse même envisager que l’invention du noeud borroméen et de ce qu’il montre de la théorie de la clinique psychanalytique avec Lacan pourrait permettre l’abandon pur et simple des catégories de névrose, psychose et perversion. [1] Continuer la lecture

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